COURS CROISES DE MONNAIES

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Dans le marché des actions, un trader a la possibilité de choisir parmi plus de 5000 entreprises ; une centaine d’entre elles seront dans la tourmente des marchés baissiers (bearish), et un bon millier d’entre elles s’effondreront dans les plus forts moments des marchés haussiers (bullish). Toutefois, dans le marché des devises, ces possibilités divergentes n’ont pas tendance à se produire, et trouver des opportunités devient plus
simple en raison de la sélection très étroite des investissements. Dans cet article, nous verrons comment les traders utilisent des combinaisons pour faire une grande variété de trades qui ne sont guère affectés par les fluctuations journalières du billet vert. Toutes les positions sur les monnaies ne se ressemblent pas Lorsqu’il s’agit d’échanger les monnaies, les traders sont face à deux choix : acheter le dollar ou vendre le dollar. Indifféremment du choix du trader de prendre une position longue sur GBP/USD ou EUR/USD, ou une position courte sur USD/CHF ou USD/JPY, le résultat est que le trader anticipe une hausse du dollar. Par conséquent, le choix entre ces quatre trades est en quelque sorte immatériel dans la mesure où ils sont tous liés aux mouvements du dollar américain. Certes, il s’agit là d’une grossière simplification du marché des changes. Tous les mouvements des monnaies ne s’adaptent pas à ce paradigme. Le dollar néo-zélandais a bien illustré cela durant l’été 2008. Compte tenu de sa croissance bâtie sur les exportations, et de sa proximité avec l’Australie, le taux de change du dollar néo-zélandais est fortement corrélé aux prix des matières premières et au dollar australien (qui a lui-même une forte dépendance vis-à-vis de l’or). Alors que les monnaies majeures comme l’euro sont restées fortes face au dollar américain, la chute des prix des matières premières a pesé durement sur le dollar néo-zélandais. D’autre part, lorsque les marchés sont prêts à prendre des risques et que les opérations de carry trade se multiplient, le dollar néo-zélandais a tendance à écraser le dollar américain, quand les autres monnaies comme le yen et le franc suisse en pâtissent.
Les cours croisés de monnaies offrent plus de possibilités

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Trader simplement de son propre chef sur le dollar contre les autres monnaies aura des résultats rarement uniformes. Certaines monnaies s’apprécient nettement face au dollar, tandis que d’autres peinent à gagner quelques points. Cette disparité de performance des monnaies face au dollar, offre de belles opportunités pour les traders qui choisissent une large gamme de cours croisés. Lorsqu’ils sont simplifiés, les cours croisés mesurent la force relative d’une monnaie par rapport à une autre, et se distinguent par le fait que le dollar américain n’apparait pas dans la paire. Ainsi, ils offrent aux traders d’énormes possibilités au-delà de la simple stratégie d’achat ou vente du dollar.
Différents cours croisés pour différents types de trading

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Pour les traders qui aiment la prise de risque, les cours croisés avec le yen peuvent être intéressants car ils peuvent être aussi volatiles que le DJIA, et permettent des ventes à découvert pendant les périodes baissières. En même temps, lorsque le marché financier est à la recherche de risque, trader sur les cours croisés peut mener à des stratégies de carry trade qui consistent à tirer profit des écarts de taux d’intérêt entre différentes monnaies. Par ailleurs, certains cours croisés comme l’EUR/USD peuvent adopter une tendance pendant des mois. En effet cette paire a chuté continuellement depuis juin 2008 et les traders qui se sont positionnés dans la tendance en ont grandement profité. Pendant ce temps, d’autres se trouvent en situation de range pendant des semaines voire des mois, comme l’EUR/GBP depuis mars 2003. En bref, les possibilités avec les cours croisés sont infinies.
Le commerce économique

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Les disparités des performances économiques peuvent souvent offrir des opportunités dans le trading de cours croisés. La performance de la paire EUR/CHF pour le troisième trimestre 2008, illustre bien cela. La peur grandissante sur les marchés américains s’est étendue à l’Europe durant la première moitié de l’année. Dès août, il était devenu clair que l’Europe n’était pas à l’abri de la faiblesse généralisée des banques et du rétrécissement du crédit. Pourtant, le petit et agile pays qu’est la Suisse n’a pas souffert de la désorganisation politique et institutionnelle qui a secoué les 15 membres de la zone Euro à la suite de la crise bancaire. En outre, avec de meilleurs statistiques sur le taux de chômage (2,4% en Suisse contre 7,5% en zone Euro) et les ventes au détail (0.0% contre -1,8%), la Suisse s’en est nettement mieux tiré que son plus grand voisin. Alors que le marché commençait à peine à intégrer ces faits dans les prix, la paire EUR/CHF (l’une des paires les moins volatiles du marché à l’époque) s’est effondrée de plus de 700 point pour le troisième trimestre seulement.

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