Technologie et marketing : de l’approche produit à l’approche client

0
1403

Technologie et marketing

Le premier théoricien de l’innovation est un économiste célèbre du 20e siècle; Joseph Schumpeter, qui avait une vision large du concept, puisque pour lui non seulement les nouveaux biens produits mais aussi les nouvelles méthodes de travail, les nouveaux marchés, les nouvelles sources de matière premières et les nouvelles organisations sont tous des innovations.

Ce modèle de la boite noire dans la quelle l’innovation est un résultat né de la demande et du marché domina longtemps la pensée théorique de l’innovation.

Cependant, d’autres voix s’élèvent et identifièrent l’innovation non seulement comme résultat mais comme processus constitué de plusieurs étapes, allant du progrès technique au marché, en passant de façon linéaire et hiérarchique, par la recherche, le développement et les études de marché.

Il n’est pas évident de retenir une définition précise en raison de la complexité du processus d’innovation, et du fait qu’il intervient de différente manière, selon le type de la firme ou de la branche d’activité.

Nous retenons la définition suivante, qui est issue du manuel d’Oslo qui considère qu’une entreprise a introduit une innovation (dans le secteur de fabrication ou le secteur de service), si elle a introduit sur le marché un produit (ou bien un service), ou un procédé de production nouveau ou amélioré du point de vue technologique. La nouveauté de l’innovation doit être évidente en termes de caractéristiques mesurables et objectives.

« L’économie de l’immatériel est une économie en formation, une économie de la connaissance, systémique et fonctionnant en réseau, une économie qui se joue des espaces et du temps. L’économie de l’information se traduit par le développement d’un nouveau marketing qui s’appuie sur une relation interactive avec le client. Ceci se traduit par une croissance des services en lignes ».

une économie virtuelle

1. Le passage d’une économie matérielle à une économie virtuelle

L’économie a évolué, en quelques années une nouvelle composante s’est imposée comme moteur de croissance des économies : l’Immatériel. Le succès économique ne reposant plus sur la richesse des matières premières, comme ce fut le cas durant les trente glorieuses, mais plutôt sur un capital immatériel comme source d’avantage compétitif.

« La numérisation dans l’environnement économique est génératrice de réseau, porté par des biens et services complémentaires, qui donnent lieu à des innovations numériques, telles que les cartes bancaires, et les distributeurs automatiques ».
L’économie virtuelle est caractérisée par les points suivants :

  • le processus de gestion de l’information remplace le produit physique et s’approprie certaines contraintes ;
  • la compétitivité des entreprises est davantage fondée sur l’expérience promise ou pressentie par le consommateur que sur le produit ;
  • les logiques et les stratégies concurrentielles reposent de plus en plus sur les technologies de l’information et les systèmes en réseau, devenant de plus en plus immatérielle.

1. Nouvelles formes d’intermédiations
On assiste à la disparition des intermédiaires traditionnels, où les consommateurs passent directement par les prestataires. Grâce à internet la relation entreprises/clients est facilitée, permettant ainsi à l’entreprise de récolter des informations sur les goûts des clients actuels ou potentiels. A partir d’un clic, un client peut comparer les prix de différents fournisseurs.
2. Le prix dynamique
Même principe des ventes aux enchères, qui dans certains cas fonctionnent dans les deux sens : enchères classiques d’une part, et autres propositions d’autre part. Il est en permanence ajusté en fonction de l’offre, de la demande et de la durée de vie restante du bien ou du service, ainsi il varie en temps réel en fonction des motivations des acheteurs comparativement à celles des vendeurs.
3. Réduction du stock
La liaison directe avec le fournisseur, informe sur l’évolution des ventes. Cette économie en temps réel réduit ou supprime les stocks de nombreux secteurs ; les usines ne produisent qu’en fonction des commandes des clients.
4. Personnalisation de l’offre
Elle peut être sous deux formes : implicite et explicite, c’est-à-dire : implicite : proposition commerciale faite à l’internaute, en tenant compte de ses centres d’intérêts, sans qu’il en ait réellement conscience.
explicite : certains logiciels de personnalisation peuvent construire les pages d’un site web, en fonction du profil du client, en analysant son comportement en ligne.
Cette pratique réalise des économies substantielles sur les frais de promotions (réduction des dépenses de catalogues par exemple).

5. Développement du Marketing Viral
« Technique de marketing relationnel devenue incontournable pour de nombreuses marques, le marketing viral ou buzz marketing, vise à diffuser un message publicitaire à une vitesse exponentielle ». Cette stratégie, rendue possible grâce à Internet, place l’internaute au cœur du processus de communication.
Les internautes, et notamment les blogueurs, deviennent ainsi des ambassadeurs des marques qui cherchent à les séduire. Cet outil de communication à double tranchant nécessite de respecter certaines règles afin de toucher la bonne cible et préserver sa e-réputation.

l’économie de l’information

2. Les contraintes spécifiques liées à l’économie de l’information
L’introduction de cette nouvelle économie, n’est pas sans conséquence sur la relation entreprises clients :

  • « des clients de plus en plus volatils, et le moyen de les garder consiste en une personnalisation des services, par des réponses adaptées à leurs attente ;
  • la sécurisation des paiements, ou comment instaurer un climat de confiance avec le client, afin de l’amener à adopter ces nouveaux modes de consommation ;
  • l’absence d’élément matériel, qui rend difficilement la notion de confiance palpable ;
  • l’authentification des informations, dans des réseaux de plus en plus abondants ».

LAISSER UN COMMENTAIRE